© Crédits 2020 Le blog de Plüm
Lexique énergie

La sobriété énergétique, ça veut dire quoi ?

Partager

Les humains se déplacent, communiquent, fabriquent des trucs, détruisent d’autres trucs ; ils brûlent et rasent et replantent ; ils chauffent, ils refroidissent ; et puis ils regardent des vidéos de chatons sur Internet… Bref. Les humains consomment de l’énergie. Des tombereaux d’énergie. Nous sommes encore loin de la sobriété énergétique ! Cette année encore, nous avons collectivement consommé près de 600 exajoules… Difficile de se le représenter ? Dites vous qu’un exajoule, c’est l’équivalent de 174 millions de barils de pétrole qui partent en fumée. Et ça ne s’arrange pas !

Depuis les années 1960, la consommation énergétique mondiale a triplé. Mais cette orgie d’énergie provoque des catastrophes. Réchauffement climatique ; pollutions des eaux, des airs et des sols ; épuisement des ressources non-renouvelables… D’ailleurs, si tous les habitants de la planète vivaient comme les Français, il nous faudrait… 2,7 planètes.

Il va donc falloir changer quelque chose.

Bien sûr, la transition énergétique nous permettra de régler une partie du problème. Mais tous les experts s’accordent à le dire : nous devons aussi modifier nos modes de vie. Consommer moins d’énergie, tout simplement. Car la physique nous l’enseigne : aucune énergie n’est gratuite, aucune n’est inépuisable, et leur utilisation “coûte” toujours quelque chose à la nature… 

La sobriété énergétique n’est donc pas un choix : c’est une nécessité ! Heureusement, il ne s’agit pas de vivre dans le froid, l’obscurité, et de renoncer à tous nos plaisirs… Au contraire. La sobriété peut être heureuse. Il s’agit de réinventer nos modes de vie, de questionner nos véritables besoins et de tracer de nouveaux chemins vers le bonheur ! On y gagnera tous… 

La sobriété énergétique : un concept historique et politique

Les nouvelles générations sont familières de ce concept. La plupart des adolescents sont même déjà convaincus de sa pertinence – ce qui n’est pas forcément le cas des aînés, pour qui la croissance va plutôt de pair avec la qualité de vie… Retour aux origines d’une idée plus si controversée.

Au commencement étaient les années 1970…

Certains s’en souviennent sûrement. En 1974, durement frappée par les chocs pétroliers, la France lance une grande campagne de “chasse au gaspi”. Les citoyens sont invités à traquer toutes les dépenses superflues : en voiture, au travail, et cetera.

C’est à cette époque aussi que l’on adopte l’heure d’été, pour faire des économies (l’efficacité de la mesure sera contestée bien plus tard).

Dans les années 1970 émerge aussi un autre mouvement : c’est le début de la conscience écologique. Portée par la contre culture, le mouvement hippie, ou la lutte du Larzac, une remise en question du mode de vie occidental et consumériste germe dans la population… Ces idées, minoritaires au départ, finissent par devenir la norme à la fin des années 1990 avec la preuve incontestable du réchauffement climatique d’origine anthropique.  

En 2015, la sobriété énergétique triomphe : elle est inscrite dans la loi sur la transition énergétique. Il s’agit donc d’un objectif officiel pour l’État.

Sobriété énergétique, définition

Mais au fait, la sobriété énergétique, ça veut dire quoi ? À partir de quel moment est-on sobre ; existe-t-il un seuil ?

Eh bien… non. La sobriété énergétique est un concept assez protéiforme et dont l’interprétation reste subjective. Néanmoins, depuis plusieurs décennies, de nombreux “penseurs de la sobriété” ont investi l’espace public pour y défendre leur vision des choses : Pierre Rabhi, Ivan Illich, Jacques Ellul, François Jarrige, Serge Latouche… Tous reconnaissent la nécessité de repenser nos modes de vie et nos habitudes de consommation. Il est donc possible de puiser dans ces différentes sources pour se fixer, ensuite, des objectifs personnels. 

Mouvements écolo
Les mouvements écologistes ont démocratisé le concept de “sobriété énergétique”.

Sobriété énergétique : comment réduire sa consommation d’énergie.

Mais pour ceux qui voudraient commencer, dès maintenant, un processus de “sobriété énergétique” : quelles sont les conseils simples et efficaces que l’on peut mettre en pratique ? Voici quelques pistes…

Les objets et leur utilisation

Nous vivons quotidiennement entourés d’objets très énergivores. Un four, par exemple, consomme en moyenne 1000 kWh par an. Une climatisation ? Tout autant ! Sans parler du système de chauffage… 

Voici donc trois conseils pour faire des économies à la maison :

  • Utilisez vos appareils de manière optimisée. Par exemple, on n’allume pas le four pour griller simple une tartine ; on ne lance pas le lave-vaisselle pour quelques assiettes ; on ne chauffe pas les pièces inutilisées (chambre d’amis, salle de bain secondaire, etc.).
  • On essaye de s’équiper avec des appareils énergétiquement performants. En général, ils sont un peu plus chers, mais sur le long terme, ils sont très rentables. Saviez-vous qu’un appareil électroménager classé A+++ consomme de 30 à 60% d’énergie de moins qu’un appareil classé A ? 
  • On évite les gadgets électroniques et les appareils connectés. Leur utilité est discutable mais leur impact énergétique, lui, est parfaitement établi.

Sobriété énergétique : changer ses habitudes

Il existe plein de petites astuces pour consommer moins d’énergie au quotidien. 

Certaines sont connues : éteindre les lumières derrière soi, ne pas laisser d’appareils en mode “veille”, regrouper ses appareils sur des multiprises équipées de bouton marche/arrêt, et cetera.

D’autres astuces sont moins connues. Par exemple, saviez-vous que l’utilisation d’Internet polluait plus que le trafic aérien mondial ? Car la télévision, l’ordinateur et les séries en streaming consomment énormément d’énergie ! Alors, s’il on cherche la sobriété, la seule solution consiste… à consommer moins. Pas le choix. Un bon livre, par exemple, ça ne coûte rien.

Pour plus de bonnes idées, vous pouvez consulter notre page dédiée : Pour baisser votre consommation d’électricité, suivez le guide !

Sobriété énergétique : changer son habitat

Si les particuliers consomment beaucoup d’énergie, c’est aussi (et surtout) à cause du chauffage… Même si, de plus en plus, les climatisations représentent un poste énergétique très important l’été, pendant les pics de canicule.

Alors, pour éviter l’un comme l’autre, il va falloir I-SO-LER ! Utiliser des matériaux efficace pour les murs et les toitures, chasser les fuites d’air, récupérer la chaleur où elle existe (via des baies exposées plein Sud par exemple) et la fraîcheur où elle se trouve (en profitant des ombrages naturels). Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre article : Maison écologique & décroissance énergétique

Chauffage solaire sur toit
Un système de chauffage solaire sur le toit ?
C’est un premier pas vers la sobriété énergétique !

Être sobre, c’est bien.

Mais nous consommerons toujours de l’énergie, même un peu : c’est vital ! Alors mieux vaut que cette énergie soit verte, n’est-ce pas ? Surtout qu’avec un fournisseur d’électricité écologique comme Plüm énergie, vous êtes récompensés chaque fois que vous consommez moins que prévu… En fait, la sobriété est encouragée.

Si le concept vous plaît, n’hésitez pas à parrainer des amis ou de la famille chez Plüm énergie. Ainsi, petit à petit, les énergies vertes deviendront la norme, et pas l’exception !

Sur le même sujet

A vous la parole

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.