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Label vert pour entreprise : comment s’y retrouver ?

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Les marques vont-elles devenir politiques ? Les entreprises vont-elles devenir des acteurs du changement sociétal ? En tout cas, désormais, le grand public pousse dans cette direction : entre autres, selon un rapport de LSA-Conso, 90% des consommateurs attendent des marques qu’elles s’engagent sur des enjeux environnementaux. De son côté, l’école EDHEC a mesuré que 85% des étudiants étaient prêts à rejoindre une entreprise pour sa raison d’être, et 57% des étudiants souhaitaient que les entreprises contrôlent leur impact environnemental. 

Bref. Si les entreprises veulent des clients nombreux et des collaborateurs de qualité, elles n’ont plus le choix : elles doivent prendre des mesures concrètes, immédiates, en faveur de l’écologie – et surtout éviter le greenwashing…

Et c’est justement à cela que servent les labels verts. Ce sont des repères, des indices qui permettent à tous les acteurs économiques (consommateurs, partenaires, fournisseurs, candidats) de repérer les entreprises qui font de réels efforts.

 

jungle label vert
Les logos, labels et certifications forment une véritable jungle… Vous vous sentez perdus ? Suivez le guide !

 

Label vert, label écologique, label écoresponsable… De quoi parle-t-on ? 

Tous ces termes renvoient à une même réalité. Les labels verts, comme les labels écologiques, sont des garde-fous permettant de valoriser les entreprises qui s’engagent vraiment sur la voie du changement systémique. 

Mais ces labels, associés à des chartes, sont aussi des guides de bonnes pratiques. Ils aident les entreprises à connaître les points délicats et les axes d’améliorations – c’est un cadrage utile guidant les entreprises sur la voie du changement.

Label vert : considérations générales 

Les labels environnementaux sont de plus en plus nombreux. Tous n’ont pas la même valeur, le même degré d’exigence, ni ne poursuivent les mêmes objectifs.

Certains sont généralistes (comme le label B Corp), d’autres sont réservés à un seul secteur professionnel (comme Qualibat dans le BTP, ou le Global Organic Textile Standard pour les entreprises du vêtement). 

Certains labels visent l’entreprise elle-même, quand d’autres se concentrent sur certaines offres seulement : c’est le cas, par exemple, du nouveau label VertVolt, qui permet d’identifier les meilleures offres d’énergie verte. Un must have pour tous ceux qui veulent une énergie vraiment verte en entreprise.

Enfin, certains labels sont proposés par les institutions publiques, et d’autres par des entreprises privées…

Mais tous ces points ne sont pas cruciaux. Le plus important, c’est de choisir un label assorti de véritables critères, précis et mesurables, et de contrôles indépendants. Les labels qui se fondent sur du déclaratif auront forcément un impact beaucoup plus faible sur les performances écologiques de l’entreprise… Un véritable label doit avoir des effets vertueux : mieux traiter les équipes, mieux investir les budgets, optimiser les chaînes logistiques, réduire les transports et les déchets, mettre en place un système de recyclage en entreprise… Et forcément, de tels changements ne se font pas sans quelques contraintes !

Labels verts : des avantages écologiques, mais pas que…

Nous l’avons dit, un label vert permet de se démarquer de la concurrence, de recruter plus facilement les meilleurs talents mais aussi de gagner des clients. Et ce n’est pas tout. Car moyennant un petit effort de mise en conformité, les meilleurs labels apportent quelques bienfaits inattendus :

  • Ils permettent de motiver les salariés. Une étude menée en 2014, par Magali Delmas et Sanja Pekovic, montre que les entreprises adoptant de vraies normes environnementales ont des salariés 16% plus productifs que les autres !
  • Ils permettent de faire des économies sur le long terme. On ne le dit jamais assez, mais l’écologie, c’est bon pour le porte monnaie !  Les structures se dotant de normes de qualités voient leur chiffre d’affaires augmenter, en moyenne, de 4%. Pas mal !

Label vert : les plus connus et les plus fiables

Les labels verts sont nombreux, très nombreux (trop ?). Vous trouverez ci-dessous une petite liste hétérogène, et non-exhaustive, de labels intéressants. Chacun de ces labels est vertueux, concret, et potentiellement applicable à tout type d’entreprise. 

Le label ESUS 

Label Esus

ESUS : quésaco ? C’est l’acronyme d’Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale. Ce label officiel, remis par l’Etat Français, certifie que l’entreprise poursuit un but d’utilité générale, et que cette poursuite se transcrit par un impact sur les comptes de l’entreprise. Par ailleurs, les écarts de salaires doivent être encadrés, et l’action de l’entreprise ne doit pas être cotée en bourse. Aujourd’hui, près de 1000 entreprises ont déjà obtenu cet agrément !

 

Le label VertVolt

label vertvolt C’est le petit nouveau de l’ADEME : ce label certifie que des offres énergétiques sont “vraiment vertes”d. Il garantit, à minima, que l’énergie provient de sources françaises et renouvelables, telles que l’éolien, le solaire ou l’hydraulique

Dans la partie supérieure du label sont distinguées les offres “très engagées” : ici, l’énergie provient de centrales qui font l’objet d’une gouvernance partagée et/ou sont des constructions récentes n’ayant pas bénéficié d’un soutien public.

 

L’écolabel européen

ecolabel Ce label fut créé par la Commission Européenne en 1992. Le but ? Aider les consommateurs à repérer les produits les plus respectueux de l’environnement – et ce, sur toute leur durée de vie. Ce label officiel, utilisable et reconnaissable dans toute l’Union Européenne, concerne 24 catégories de produits, allant des téléviseurs aux produits de jardin, en passant par les hôtels et les matelas.

Des contrôles annuels sont prévus par le règlement, et sont effectués par des vérificateurs indépendants. Bref : c’est du sérieux !

 

Label vert : le label B Corp

label B corp

 

Pour obtenir ce label, il faut répondre à un questionnaire de 200 questions portant sur les pratiques environnementales, sociétales et le mode de gouvernance de l’entreprise. Il est ensuite nécessaire d’obtenir un score minimum de 80 points. Des entreprises comme Danone, Ulule ou La Ruche qui dit Oui ont passé le test avec succès ! Et vous ?

 

La norme ISO 5001

Cette norme concerne la gestion de l’énergie en entreprise, et s’applique potentiellement à toutes les entreprises, peu importe leur secteur d’activité. Pour obtenir ce label, il faudra prouver que l’entreprise est lancée dans une démarche d’amélioration continue sur ce sujet : qu’elle élabore une politique pour utiliser plus efficacement l’énergie, qu’elle se fixe des objectifs concrets en terme d’économies d’énergie, et qu’elle mesure les résultats au fur et à mesure… Bullshit interdit.

 

Et tous les autres…

Ces exemples font office de mise en bouche. Il existe beaucoup d’autres labels ! 

La démarche de certification vous intéresse ? Alors vous pourrez poursuivre vos recherches sur Internet, par exemple via l’ADEME, qui liste une centaine de “Labels Environnementaux” sur son site “Agir pour la transition écologique”. 

Un bon point de départ pour en apprendre plus… 

 

¹ Les Echos, Labels verts : 5 exemples à la loupe

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