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Énergie & écologie

Transition énergétique : Plüm descend dans l’ARENH

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L’ARENH, vous connaissez ? C’est le dispositif d’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique. Forcément, dit comme ça, le sujet ne semble pas propice aux folichonneries. Et pourtant… Si nous vous disions que l’ARENH est un outil formidable pour financer, en douceur, la transition de tout le pays vers les énergies vertes ? Et que ce levier est justement celui que Plüm énergie utilisait ? 

Pour comprendre, il nous faut revenir au point de départ. Il y a treize ans…

Les origines de l’ARENH

C’est en 2007 que le marché s’ouvre à la concurrence pour tous les français. C’est la fin du monopole EDF. Mais les nouveaux arrivants sur le secteur ont beaucoup de mal à faire le poids. Comment proposer une offre attractive, quand le fournisseur historique  possède toutes les centrales du pays ? Qu’elles ont été financées par des fonds publics ? Et que leurs coûts de construction sont amortis depuis longtemps ?

Pour que le jeu soit plus équilibré, l’Etat français va donc créer l’ARENH dès 2010. Ce dispositif rebat les cartes puisqu’il oblige EDF à vendre aux nouveaux fournisseurs une partie de son électricité nucléaire à un tarif privilégié (100 térawattheures par an, pour 42€ le mégawattheure). Pour les petites entreprises qui se lancent dans le marché de l’énergie, c’est un vrai coup de pouce ! Et Plüm entend bien en profiter…

Un instant. Plüm, fournisseur écolo revendiqué, achète de l’électricité nucléaire ? Y aurait-il une entourloupe quelque part ? Pas du tout ! Pour comprendre, il nous faut parler un peu du réseau d’électricité… C’est à dire qu’il nous faut parler des électrons et de leur danse…

centrale nucléaireAh, la France ! Ses bois, ses fleuves, et ses centrales nucléaires…

L’électricité, ce n’est pas de la plomberie !

Le réseau électrique français est un gigantesque imbroglio de câbles ; câbles aériens, câbles souterrains, et même câbles sous marins – comment pensiez-vous que le courant parvient aux îles bretonnes ?

Dans ces câbles circulent des électrons. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, ces électrons n’avancent pas vite : quelques centimètres par heure, guère plus. Plus étonnant : aujourd’hui, le courant domestique est alternatif, c’est à dire qu’il va dans un sens, puis dans l’autre, et ainsi de suite, plusieurs dizaines de fois par seconde. Au final, nos électrons se contentent de remuer mais ne se déplacent pratiquement pas ! Il ne faut donc pas voir l’électricité comme une sorte de “fluide”, qui coulerait depuis la centrale jusqu’à nos prises murales. Il faut plutôt la voir comme une sorte d’information, de “tension”, qui se transmet dans l’ensemble du réseau. Ainsi, la question de savoir “d’où vient l’électricité” n’a pas vraiment de sens ; les électrons se trouvent déjà chez vous, dans vos murs, et ce sont toujours les même depuis des années… 

Reste à savoir quelle centrale, au loin, va mettre nos petits électrons en mouvement. Car ce n’est pas du tout la même chose s’ils sont agités par une éolienne, une centrale nucléaire ou une centrale à charbon. Il faut choisir. Et chez Plüm, nous sommes convaincus d’une chose : toutes les centrales thermiques doivent être remplacées, progressivement, par des sources d’énergies renouvelables. C’est notre priorité, notre combat ; l’ARENH, elle, est notre stratégie.

câbles électriques Sous vos yeux ébahis : une piste de danse pour petits électrons très agités.

L’ARENH : un outil pour financer la transition

Au départ, l’ARENH n’était qu’un outil pour favoriser l’ouverture du marché… Mais pourquoi ne pas utiliser cet outil d’une autre manière, pour le bien de tous ?

Voilà notre idée. Chez Plüm, nous achetons les térawattheures auxquels nous avons droit, puis nous les revendons sur les marchés européens, plus tard, quand le cours de l’électricité est plus haut. Ainsi, grâce aux bénéfices, nous pouvons soutenir des producteurs d’énergie verte existants, financer de nouvelles constructions et même des projets expérimentaux de recherche-développement. Ainsi, quand un client nous achète 1€ d’électricité, Plüm s’engage à débourser 1€ chez un producteur éolien, solaire, ou hydraulique. Ces investissements font toute la différence ! Car, à terme, si tout le monde choisissait un fournisseur d’énergie verte, la transition écologique serait accomplie pour de bon dans le secteur de l’électricité… Le rêve est permis ! Et notre rêve, c’est celui-ci.

Certains fournisseurs d’énergie verte ne souhaitent pas se servir de l’ARENH. Nous respectons et nous comprenons leur position. Mais par conséquent, l’énergie qu’ils proposent est, en moyenne, entre 20% et 30% plus chère que l’énergie “classique” – puisque, contrairement au nucléaire, le renouvelable n’a pas été financé par des fonds publics. Cela risque de décourager la plupart des français à choisir l’énergie verte – tout en entretenant, chez eux, l’idée que l’énergie verte est “un luxe” réservé à quelques uns…

Au contraire, chez Plüm, nous estimons que tous les français devraient pouvoir profiter des revenus du nucléaire ; après tout, c’est eux, sur plusieurs génération, qui ont payé la construction et l’entretien de ces centrales. C’est eux, aussi, qui en subissent tous les désagréments (pollution thermique, gestion des déchets radioactifs). Logiquement, la rente de ces centrales est aussi la leur. Et si les français souhaitent réinvestir cet argent dans les énergies renouvelables, nous sommes heureux de leur offrir cette opportunité ! 

champ et éolienne
Girl is running the way to wind energy

Alors, il est pas radieux l’avenir décarboné ?

Une réforme progressive plutôt qu’une révolution brutale

Pour nous, le monde de demain sera dénucléarisé. Cette énergie est trop chère, trop complexe, et trop dangereuse. Mais le nucléaire ne disparaîtra pas en un jour ; d’ailleurs, l’exemple de l’Allemagne devrait nous inciter à la prudence. La transition doit se faire progressivement, de manière collective et réfléchie. 

D’ici là, nous souhaitons que les énergies renouvelables se développent suffisamment pour subvenir aux besoins de tout le pays. Elles seront moins chères, car nous profiterons d’économies d’échelle ; en effet, plus un produit se fabrique en grande quantité, plus la technologies se banalise, plus les coûts baissent… En outre, dans ce secteur, des sauts technologiques considérables sont accomplis en permanence (en dix ans, le prix du solaire a été divisé de moitié ; il est maintenant deux fois moins cher que le nucléaire nouvelle génération). 

C’est certain. L’énergie verte sera bientôt la norme, et non l’exception. Cette énergie sera sûre, abondante, accessible à tous… Le but est proche, mais nous n’y sommes pas encore ! Alors, d’ici là, nous devons oeuvrer. Convaincre. Nous battre. 

Bref : descendons dans l’ARENH !

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