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Énergie & écologie

Top 10 des idées reçues sur les énergies renouvelables

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Depuis plusieurs années, la France s’est engagée vers une transition énergétique, pour passer d’une énergie fossile à une production renouvelable. Les enjeux sont divers : protection du climat, de la santé, abandon progressif du nucléaire pour des solutions écologiques… Cette transition passe obligatoirement par l’évolution du mix énergétique, dont le nucléaire détient la plus grosse part. Les énergies renouvelables, elles, atteignent 21%.

Source : RTE

Avec le développement des productions d’électricité verte et l’arrivée de nouveaux fournisseurs 100% renouvelables, les énergies renouvelables sont au centre des attentions. Cela soulève alors quelques interrogations.

Sont-elles plus chères ? Sont-elles polluantes ? Nuisent-elles à la biodiversité ? Ensemble, démêlons le vrai du faux.


« Les énergies renouvelables ne fonctionnent pas tout le temps » 

VRAI

Pour l’éolien et le solaire, les sources d’énergie n’étant pas constantes, la production est naturellement variable.

Les éoliennes produisent en moyenne 95% du temps. Celle-ci est régulière, car il est rare que les 3 régimes de vent en France fonctionnent au même moment.

Concernant l’énergie solaire, son principal inconvénient est sa dépendance aux variations climatiques. L’électricité n’étant évidemment pas produite la nuit, il s’agit d’une source complémentaire d’énergie. D’ailleurs, notre consommation d’électricité est plus faible la nuit : ça n’est donc pas problématique que le solaire soit en reste à la nuit tombée. Le tout est de couper différents moyens de production verts, intermittents ou non. D’ailleurs, les panneaux photovoltaïques ont besoin de luminosité et non de chaleur, ainsi il est tout à fait normal que les pays scandinaves et l’Allemagne aient largement développé cette filière.

Avec les centrales hydrauliques, comme l’eau est stockée dans un barrage, il est possible de contrôler leur production d’énergie. Ainsi, la production peut être activée à volonté.

Toutes les énergies renouvelables ne sont pas intermittentes. La biomasse et le bois, eux, ne le sont pas. L’idée est bien sûr de faire évoluer le « mix énergétique » (le solaire représente à ce jour moins de 2%), en combinant plusieurs sources renouvelables différentes.

« Les garanties d’origine garantissent l’énergie vraiment verte »

FAUX

De nombreux fournisseurs passent par un système d’achat de certificats appelés « garanties d’origine », en complément de l’électricité « réelle » qu’ils achètent sur le marché de gros. C’est un document électronique attestant qu’une certaine quantité d’électricité a été produite à partir d’une source d’énergie renouvelable. Le problème, c’est qu’elles n’accélèrent pas réellement la transition énergétique en France.

Déjà, parce qu’elles peuvent provenir d’autres pays Européens et donc sans aucun lien avec un le réseau d’électricité. Par exemple : un fournisseur peut vendre du « vert » en achetant des garanties d’origine issues d’un barrage islandais ! Ensuite, la loi française interdit aux développeurs de nouveaux projets de production renouvelable qui profitent d’un mécanisme de soutien de l’Etat, de profiter du revenu de la vente de garanties d’origine. Ce sont donc les sites de production les plus anciens qui profitent de la rente de ces garanties : cela n’encourage pas le développement de nouveaux moyens de production d’électricité renouvelable en France. Enfin, si le fournisseur achète de l’énergie sur le marché, elle sera principalement nucléaire.

Aussi, ça n’est pas en achetant par ailleurs des garanties d’origines que l’offre deviendra vraiment verte. Quoi qu’il en soit, le montant actuel des garanties d’origine est de quelques dizaines de centimes : ce n’est pas ça qui va permettre à un producteur de trouver un financement pour développer une nouvelle centrale solaire ou éolienne.

Chez Plüm, on achète notre énergie directement chez le producteur, en France, qui provient de centrales hydrauliques, de panneaux photovoltaïques et d’éoliennes terrestres.

« 100% d’énergies renouvelables, c’est impossible »

VRAI et FAUX

En 2015, l’ADEME publie une étude réalisée sur le scénario d’un mix énergétique sans nucléaire à l’horizon 2050. En 2017, elle prouve la fiabilité des énergies renouvelables, et vient confirmer l’étude réalisée deux ans plus tôt. Notons que cette étude considère une consommation d’électricité en baisse, une importation d’électricité, l’utilisation de batteries pour stocker, des reports de consommation…  Un scénario crédible mais plutôt optimiste, donc. 

Parallèlement, la Loi de transition énergétique pour la croissance verte a fixé comme objectifs la diminution de 33% des énergies fossiles en 2028, et la part d’énergie renouvelable de 32% (soit deux fois plus qu’actuellement) d’ici 2032.

Il faut donc accélérer pour atteindre ces objectifs, mais cela ne pourra se faire sans un changement de notre de mode de consommation. Apprendre à consommer moins, ou simplement au meilleur moment ! 

« Les énergies renouvelables sont polluantes »

FAUX

L’énergie éolienne et l’énergie solaire ne libèrent aucun dioxyde de carbone durant leur utilisation. Elles ne rejettent aucun déchet toxique non plus. En revanche, elles émettent du CO2 pour leur production : lors de l’extraction des matières premières, leur fabrication, leur transport et leur assemblage (via la consommation de pétrole et d’énergie donc), et leur déconstruction.

En chiffres : Selon l’ADEME, par kWh, une éolienne rejette au cours de son cycle de vie 12,7g de CO2. Une production photovoltaïque en émet 55g. Le pétrole en produit 840g et une centrale à charbon 1000 g ! A titre de comparaison, une voiture émet en ville 206g de CO2 pour seulement 1 km. 

Notons que ces chiffres datent de 2015, et que chaque année de nombreux projets innovent dans la réduction de l’impact carbone des énergies renouvelables. 

« Ça coûte trop cher » 

FAUX 

Pour le producteur : Le rapport de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Énergie) indique en 2018 que les filières d’énergies renouvelables sont déjà compétitives. Par exemple, les coûts de production de l’éolien terrestre et des centrales photovoltaïques sont compétitifs avec ceux d’une centrale à gaz. Cette baisse des coûts est liée, selon l’IRENA, à l’amélioration constante des technologies et la concurrence qui s’intensifie. Aussi, elles attirent de plus en plus d’industriels car elles apparaissent comme un secteur d’avenir. La baisse de ces coûts de production améliore ainsi la rentabilité de ces installations.

En chiffres : l’IRENA annonce que le prix du photovoltaïque, de l’éolien terrestre et de l’hydraulique a perdu 12% entre 2018 et 2019. 

Pour le consommateur : Nombreux sont les fournisseurs d’énergie « verte » en France, mais rares sont ceux dont la démarche est éthique et écologique à 100%. En effet, la plupart d’entre eux se contentent d’acheter des « garanties d’origine » auprès de producteur·rices d’énergies renouvelables à travers l’Europe tout en continuant de financer la production d’énergie nucléaire. Ainsi, le vert « discount » n’est pas du vrai vert.

Plüm achète ses garanties d’origines à des producteur·rices en France uniquement. Ainsi, tous ces acteurs participent à la transition énergétique du pays. Aussi, Plüm ne sera jamais plus cher qu’EDF, et nos mécanismes d’incitation à la baisse de la consommation font que nos clients réduisent leurs dépenses d’énergie de 10% en moyenne. 

« La France est en retard dans le secteur des énergies renouvelables »

VRAI

En 2008, le Paquet sur le climat et l’énergie définissait le « 3 fois 20 », adopté par la France. 20% de d’émission de GES en moins, 20% de part d’énergie renouvelable dans la consommation brute finale, et 20% d’amélioration de l’efficacité énergétique. En 2019, 11 états sur 28 avaient déjà atteint leurs objectifs. La France a atteint 16,3% de part d’énergie renouvelable dans sa consommation finale, elle affiche donc un retard de plus de 3,7 points.

En revanche, la France fait bonne figure dans la part de l’énergie d’origine renouvelable consommée dans les transports, qui était en 2017 de plus de 8%, au même titre que la Suisse, la Suède et la Finlande.

 « Les éoliennes et les panneaux ne se recyclent pas »

FAUX

Aujourd’hui, plus de 90% d’une éolienne est recyclable. Des projets R&D tentent d’améliorer davantage la recyclabilité de certaines parties, notamment les pales, (2% du poids total de l’éolienne), qui sont actuellement valorisées de façon thermique ou broyées pour servir à la fabrication de ciment. Les projets de recherche se tournent du côté des matières innovantes pour remplacer la composition actuelle par un matériau composite durable comme les thermoplastiques qui peuvent être refondus après usage. L’objectif de la filière éolienne est d’atteindre les 100% de recyclage le plus rapidement possible.

Concernant le recyclage des panneaux solaires, à l’heure actuelle, 90% d’un panneau est complètement recyclable. Un panneau se compose de 75 à 80% de verre (donc recyclable à l’infini), d’aluminium (recyclable également), de plastique (réduit en granules ou servent à produire de l’énergie), silicium (réutilisable jusqu’à 4 fois), de cuivre et d’argent. Encore un petit effort à faire, mais l’industrie investit pour arriver à utiliser des matériaux de plus en plus durables, notamment des cellules constituées de molécules organiques.

« Les éoliennes sont nuisibles et gênent le paysage »

PLUTÔT FAUX

Il est vrai que plusieurs critiques sont faites aux éoliennes, notamment leur impact sur le paysage. Certains peuvent les trouver inesthétiques et penser qu’elles dénaturent le territoire. En France, des règles d’urbanisme et obligations techniques sont toutefois très présentes pour les intégrer au mieux dans le territoire. En effet, lors du développement d’un projet de parc éolien, un effort est apporté à la prise en compte de l’intégration des éoliennes dans le paysage : les maîtres d’ouvrage soumettent le projet aux riverains et à leurs élus, en organisant une concertation. Ils encadrent chaque étapes du projet éolien, de l’identification des secteurs potentiels au démantèlement du parc en fin de vie. De nombreuses autorisations administratives sont nécessaires au cours du projet de construction, la transformation du paysage est donc de moins en moins ressentie par les riverains comme une dégradation.

Pour ce qui est du bruit, il existe des réglementations sur les émissions sonores. Une distance minimale d’implantation est obligatoire (500 mètres au-delà de toute habitation), et un niveau ambiant de 35 décibels maximum. Ainsi, une éolienne émet moins de bruit qu’une conversation à voix basse.

@Ademe

Enfin, il existe également les éoliennes en mer, flottantes ou posées. Dans ce cas, encore moins de problème de voisinage ! Leur visibilité est grandement réduite depuis la côte par son éloignement.
Pour les éoliennes en mer, la prise en compte du paysage est tout aussi importante. Des groupes de travail « paysage » se réunissent pour concevoir le parc éolien en fonction du paysage de la région et ses enjeux locaux.

Vous voulez voir à quoi ressemblera un parc éolien depuis la côte normande ? Rendez-vous sur le site du Parc Éolien en Mer de Fécamp.

« Les éoliennes ont un impact sur la biodiversité »

VRAI

Il peut arriver qu’une éolienne perturbe -voire s’avère mortelle- pour certaines espèces de volatiles, comme des oiseaux ou chauve-souris. Des études montrent toutefois que la production éolienne en France ne met pas en péril la survie d’espèces. En effet, la réglementation veut qu’une étude d’impact soit réalisée avant toute implantation, par des bureaux d’études indépendants. La deuxième étape est la réduction du risque. Des systèmes de reconnaissance par radar d’oiseaux et de chauves-souris sont installés afin de prévenir et limiter leurs collisions avec les éoliennes. Lorsqu’ils se rapprochent, le système radar suit leur itinéraire de vol et peut prévoir à quel moment ils atteindront les premières machines. Les animaux sont protégés soit par des signaux d’alertes, soit par l’arrêt de l’installation.

La dernière étape est la compensation, en créant des zones favorables au développement et à l’accueil de la biodiversité.

En chiffres : la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) a estimé une mortalité entre 6,6 et 7,2 individus par an, par éolienne. Au Canada, le trafic routier tue environ 10 millions d’oiseaux chaque année alors que l’éolien fait environ 23 300 victimes.

« Les centrales photovoltaïques ont un impact sur l’environnement »

VRAI

… mais des solutions sont prises afin de réduire significativement cet impact. La construction d’une centrale photovoltaïque au sol peut réduire les terres arables d’un territoire. Certains producteurs, comme Akuo Energy le partenaire de Plüm, développent alors des projets toujours plus innovants tels que l’Agrinergie®, qui réinvente l’énergie solaire en créant des synergies positives avec le monde agricole. En fonction du besoin et du terrain, la structure la plus adaptée à cette culture est développée : panneaux solaires intercalés au sol entre des cultures, développement de serres à couverture semi-photovoltaïque ou encore centrale flottante construite sur le lac artificiel d’une ancienne carrière etc.

et un bonus pour la fin !

« Les centrales hydrauliques sacrifient des vallées et des villages »

C’était VRAI… il y a longtemps.

C’est une croyance qui perdure, bien qu’elle soit fausse depuis longtemps !
Après la fin de la Première Guerre Mondiale, les premiers barrages hydrauliques se construisent en France. Des vallées se retrouvent alors privées d’eau, ce qui a eu une conséquence directe sur l’agriculture. À l’inverse, des villages se faisaient inonder et les populations, chasser. On estime à 44 le nombre de vallées habitées englouties. Plus tard, le lac a favorisé le développement du tourisme à travers de nouvelles activités sportives. L’énergie verte n’est certes pas parfaite à 100%, mais elle s’améliore constamment ! Et surtout, les solutions renouvelables n’émettent pas de CO2, contrairement aux centrales fossiles, et ne constituent pas un risque nucléaire, ni ne fabriquent de déchets radioactifs que nous sommes incapables de traiter…

Dans tous les cas : la meilleure des énergies, c’est celle qu’on ne consomme pas.

C’est pour cela que, chez Plüm, on vous donne des outils et conseils afin de moins consommer, ou au meilleur moment. Lorsque ça fonctionne, nous vous offrons même des bonus en euros. Un geste pour la planète (et pour votre portefeuille) !

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