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Énergie & écologie

L’énergie hydraulique en France : chiffres clés

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Le XXe siècle fut celui de l’or noir. Le XXIe sera-t-il celui de l’or bleu ? Car l’or bleu se transforme en énergie verte. En France, on appelle cela l’énergie hydraulique, et c’est vieux comme le monde ! Pendant longtemps, les Hommes ont exploité l’énergie mécanique fournie par les chutes ou les cours d’eau – les moulins au bord des rivières ne fonctionnent pas autrement… Aujourd’hui, le principe n’a guère changé, sauf que l’énergie mécanique est plus souvent convertie en énergie électrique. 

Si l’énergie hydraulique est un indémodable, c’est d’abord parce qu’elle provient d’une source gratuite, naturelle, renouvelable – on peut s’en servir sans jamais la détruire. Mais à l’ère moderne, l’énergie hydraulique a fait preuve d’une autre qualité : elle est écologique, car les centrales hydroélectriques ne dégagent pas de CO2 – pas plus, en tout cas, qu’une centrale solaire ou éolienne. C’est pourquoi les fournisseurs d’énergie verte offrent un général un bouquet composé des trois énergies précédemment citées. 

Mais alors, si l’hydraulique n’a que des qualités, doit-elle bientôt devenir l’énergie dominante ? Et pour le moment, quelle part représente cette énergie dans le mix Français ? En avant – et en chiffres !

Barrages et centrales hydrauliques en France : état des lieux.

L’hydroélectricité en France regroupe (pour schématiser) deux grands types de centrales : les barrages et les centrales au fil de l’eau. Tandis que les barrages vont créer un dénivelé artificiel, les centrales au fil de l’eau se contentent d’exploiter le courant naturel, sur les bords d’un fleuve ou d’une rivière par exemple.

Les coûts de construction du barrage sont beaucoup plus importants. Néanmoins, il présente un énorme avantage : il peut stocker l’énergie (sous la forme d’un lac artificiel) et la libérer quand il le souhaite, dans des proportions très contrôlées. 

L’hydroélectricité en France : minoritaire mais nécessaire

En France, le parc hydraulique produit en moyenne 60 TWh  par an, ce qui représente 11% de l’énergie totale. C’est déjà conséquent ! Mais c’est encore plus significatif si l’on ne compte que les énergies renouvelables. Car dans cette catégorie, l’hydraulique produit en fait plus que toutes les autres énergies vertes mises ensemble.

En tout, la France compte plus de 2 500 installations hydroélectriques. Parmi elles, plus de 90% sont des centrales au fil de l’eau. Et pour cause : leur construction est extrêmement rentable. Néanmoins, en termes de puissance, les barrages représentent 40% de la production.

Où se situe la France par rapport au reste du monde ?

Nous aurions pu penser qu’avec ses fleuves et ses montagnes, la France avait un coup d’avance dans le domaine hydroélectrique… Pourtant, à l’échelle mondiale, la France n’est que le neuvième producteur !

“Oui, mais la France est un pays de petite dimension”, pensez-vous peut-être. C’est vrai. Mais notre classement n’est pas meilleur si l’on mesure quelle part l’hydroélectrique représente dans le mix énergétique national. Au Canada, c’est 59%. Au Brésil, c’est 65%. En Norvège, c’est 95% ! Et nous ? C’est 12%, pas plus…

Hydroéléctricité en France
Une petite centrale “au fil de l’eau”.

L’énergie hydraulique en France : des contrastes dans le temps et dans l’espace

Nous connaissons les chiffres globaux. A présent, rentrons dans le détail : où se situent les centrales hydrauliques en France, et comment cette source d’énergie évolue-t-elle en ce moment ?

Une énergie qui dépend de la topologie 

L’énergie hydraulique ne peut pas être produite n’importe où. Il faut au moins un cours d’eau, avec un débit suffisant. Les zones montagneuses avec un fort dénivelé, quant à elles, se prêtent à la construction de barrages.

Ainsi, l’hydraulique en France se concentre essentiellement dans le Sud-Est. Trois régions réalisent 79% de la production : Auvergne Rhône-Alpes, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Pourrait-on faire mieux ? Oui. Mais pas beaucoup mieux. Selon l’OCE, le petit-hydraulique (au fil de l’eau) pourrait être doublé, mais guère plus, car le classement récent des rivières encadre fortement les nouvelles constructions (ces classements, établis par l’Etat, visent à préserver ou restaurer la continuité écologique des cours d’eau). De même, la création de nouveaux barrages s’avère difficile : ces derniers transforment les paysages et forcent parfois des villages entiers à se déplacer, ce que la population semble de moins en moins prête à accepter. 

Néanmoins, l’hydroélectricité en France évolue positivement

Les premières centrales hydrauliques en France sont apparues dans les années 1880. Depuis, la production hydroélectrique n’a cessé d’augmenter. L’évolution de ce secteur reste encore positive, car il s’agit (pour le moment) de la seule énergie verte qui ne soit pas intermittente (les barrages peuvent fournir de l’électricité à la demande, n’importe quand).

Voilà, maintenant, vous connaissez tous les chiffres de l’hydroélectricité française ! Mais au fait, une centrale hydroélectrique, ça fonctionne comment ? On vous dit tout dans le prochain épisode…

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