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Pour une rénovation performante de son logement

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Rénover son logement, c’est un peu comme partir à la chasse aux fantômes. On traque les déperditions de chaleur, on piste les courants d’air, on combat l’humidité… tous ces désagréments invisibles, qui ont un impact certain sur notre confort de vie et nos factures d’énergie. Pour améliorer efficacement la performance énergétique de notre logement, il faut penser sa rénovation de façon globale. Comme qui dirait : les petits pas ne suffisent pas ! 

Le charme de l’ancien…

En France, le bâtiment est le secteur économique qui consomme le plus d’énergie : 43% de l’énergie finale totale et 1,1 tonne d’équivalent pétrole consommée chaque année par chacun d’entre nous (source : ADEME). C’est donc un secteur clé de la transition écologique !

Bien sûr, les bâtiments neufs, construits selon les nouvelles réglementations thermiques, avec des matériaux modernes et durables, et selon une architecture adaptée à leur environnement – comme les maisons bioclimatiques, les maisons passives, etc. – ont plus de chance d’atteindre une performance énergétique optimale. Mais le parc de logements français est au deux tiers constitués de bâtiments datant d’avant 1975, qui n’ont généralement pas été conçus ainsi.

Le manoir hanté de déperditions thermiques…

Pour autant, la situation n’est pas désespérée ! Une rénovation efficace peut considérablement améliorer la performance énergétique d’un logement, et ainsi permettre des économies d’énergie, pour la planète et pour nos portefeuilles. Mais par où commencer ?

Penser global 

La rénovation performante d’un bâtiment est un ensemble de travaux qui permettent d’atteindre au moins le niveau “BBC rénovation” (Bâtiment Basse Consommation) ou équivalent, soit un  objectif  de consommation de 80 kWh en énergie primaire par m² et par an, modulée selon la situation géographique et l’altitude du lieu. Ces travaux doivent assurer le confort thermique et acoustique du bâtiment, été comme hiver, sans mettre en danger la santé des occupants, et en préservant le bâti à long terme. Leur impact est calculé en moyenne nationale et à l’horizon 2050.

Selon l’enquête TREMI de l’Agence pour la Transition Écologique (ADEME), 75% des travaux de rénovation en maisons individuelles en France n’ont pas permis de changer de classe de DPE (Diagnostic de Performance Énergétique noté de A à G). Inquiétant non ? Cela vient du fait que, souvent, pour des raisons budgétaires et d’organisation, les foyers français optent pour une rénovation partielle de leur logement, élément par élément, sans approche globale. Ainsi, la continuité entre les éléments n’est pas assurée au niveau des interfaces (étanchéité à l’air, ponts thermiques, migration de vapeur, etc.) et le résultat peut être très décevant, voire conduire à des impasses techniques.

Ainsi, pour une rénovation efficace, il vaut mieux la penser globalement et regrouper les postes de travaux, ou du moins bien les coordonner dans le temps.

Les 6 postes de travaux nécessaires à la performance thermique. Source : Dorémi

Les travaux à mener de front pour une rénovation performante sont :

  • L’isolation des murs, des planchers bas et de la toiture : réalisés avec des matériaux performants, ces travaux sur le bâti vont être prioritaires pour obtenir un logement économe en chauffage et qui reste frais l’été.
  • Le remplacement des menuiseries extérieures (portes et fenêtres) :
  • La mise en place d’un système de ventilation : nécessaire au renouvellement de l’air et à l’évacuation de l’humidité et des polluants intérieurs, la ventilation garantit votre confort, votre santé et la durabilité de votre logement.
  • Le renouvellement du système de chauffage et d’eau chaude sanitaire : ces équipements doivent être adaptés au volume du logement et à l’usage des occupants.

 

Retrouvez toutes les informations sur les principes de rénovation, la rentabilité et les aides dans notre article sur la rénovation énergétique.

Agir local

Chaque rénovation est un cas particulier. Le choix des travaux doit être adapté à l’âge du bâtiment, à sa configuration (plain-pied ou en étages), à ses matériaux de construction (pierre, brique, bois, béton, etc.) mais aussi au climat de son environnement (méditérannéen, montagnard, marin, etc.). Pour vous aider à effectuer les travaux les plus adaptés, vous pouvez contacter gratuitement un conseiller du service public FAIRE, expert en rénovation énergétique.

Nous l’avons vu, plus les travaux seront menés globalement et bien organisés, meilleurs seront leurs résultats. Les différents corps de métiers (maçon, menuisier, plaquiste, électricien, etc.) devront travailler en concertation pour que leurs interventions ne nuisent pas les unes aux autres, mais surtout assurent la bonne continuité physique entre les  postes de travaux assurant l’isolation, l’étanchéité à l’air, etc.

Chaleur, air et humidité sont invisibles mais doivent être maîtrisés sans discontinuité.

Depuis 2011, le ministère du Développement durable et l’ADEME ont mis en place la mention RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), qui atteste que les artisans et les entreprises qui réalisent des travaux d’économie d’énergie ou d’installation d’équipements utilisant les énergies renouvelables, s’engagent à respecter des critères de qualité objectifs et transparents. Cette mention est souvent nécessaire pour bénéficier des aides de l’État.

Une rénovation bien réalisée, permettant une performance énergétique optimale, est donc un investissement que vous ne regretterez pas. Chez Plüm énergie, nous mettons un point d’honneur à vous faire réaliser des économies d’énergie, grâce un espace client vous permettant de suivre votre consommation en détail et un blog regorgeant d’informations pour la diminuer facilement. Alors ne faites plus les fantômes, passez le cap ! 👻

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