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Astuces & éco-gestes

La voiture écologique : mythe ou réalité ?

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Au siècle dernier, les futurologues rêvaient de voitures volantes. Aujourd’hui, ils rêvent de voitures écologiques. Les époques changent. Les priorités aussi. Mais sommes-nous, pour autant, condamnés à la déception perpétuelle ? Ou bien le véhicule idéal, efficace et non-polluant, serait-il à portée de main ? 

Les différents types de voitures écologiques

La voiture est le mode de transport dominant. Ultra-dominant, même, puisqu’environ 1,2 milliards d’automobiles circulent actuellement dans le monde. Généraliser les modèles vraiment écologiques, ce serait donc un premier pas pour réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre. En la matière, trois pistes sont possibles…

La voiture électrique

La voiture électrique n’est pas neuve ! En fait, à la fin du XIXe siècle, c’est même une voiture électrique qui détenait le record mondial de vitesse : la Jamais Contente (oui, c’est son nom) roulait jusqu’à 100 km/h. 

Depuis, les voitures écologiques ont bien changé, mais le principe reste le même : une batterie, un moteur électrique… et roulez jeunesse. Les voitures électriques ordinaires atteignent maintenant les 130 km, pour une autonomie d’au moins 100 km, tandis que les plus beaux modèles peuvent atteindre les performances d’une voiture de course et pousser leur autonomie jusqu’à 500 km. Qui sait de quoi seront capables les voitures électriques dans encore cent ans ?

La voiture hybride

La voiture hybride combine un moteur électrique (accompagné de sa batterie) et un moteur thermique classique (accompagné d’un réservoir de carburant). C’est donc un système deux-en-un. Le moteur thermique assure l’essentiel de la locomotion, tandis que le moteur électrique prend le relai sur les vitesses plus basses, en ville, ou dans les phases de freinage…

La plupart des voitures hybrides n’ont jamais besoin d’être branchées sur le secteur : la batterie se recharge automatiquement, grâce à l’énergie cinétique du véhicule qu’elle transforme en électricité. Ainsi, pour ceux qui roulent souvent en ville, une voiture écologique hybride peut faire économiser jusqu’à 35 % de carburant en moyenne.

La voiture à biocarburant

Le carburant n’est pas forcément fait à base de pétrole. On sait en produire à base de canne à sucre, de betterave, ou même d’huile végétale. En France, un certain nombre de stations-essence proposent maintenant une pompe “superthanol”, qui contient entre 65 % et 95 % de produits dérivés de l’agriculture… Et c’est beaucoup plus écolo : en tout et pour tout, 66 % d’émissions de CO2 en moins ! Par contre, il faut une voiture écologique adaptée – ou faire adapter sa voiture en installant un “boitier superethanol”. Une piste très intéressante dans la mesure où ce carburant est aussi beaucoup moins cher que ses homologues essence et diesel !

Voiture Tesla en charge
Puissante, luxueuse, branchée… La Tesla contribue grandement à modifier l’opinion publique au sujet de la voiture électrique.

La voiture écologique : plein d’avantages collatéraux !

On choisit une voiture écologique… pour l’écologie. Et pourtant. Au delà de leur aspect non-polluant, ces véhicules pourraient jouer un rôle positif sur notre qualité de vie quotidienne. 

Le confort intérieur des voitures écologiques

Une batterie et un moteur électrique sont beaucoup moins volumineux qu’un réservoir et un moteur à explosion. Ainsi, l’habitacle des voitures écologiques est souvent plus spacieux. De plus, le moteur d’une voiture électrique ne vibre pas, ou presque pas. Le confort de route s’en trouve amélioré. En fait, c’est comme être assis sous sa véranda !

Des villes plus agréables

Non seulement les voitures écologiques n’émettent pas de gaz irritants, qui embrument l’atmosphère et noircissent les façades en pierre, mais en plus, elles ne font presque aucun bruit. Dans une métropole, c’est tout sauf un détail ! Car le bruit nous stresse, gâche notre sommeil, et finalement, nuit gravement à notre santé. Par exemple, saviez-vous que 107 766 années de vie en bonne santé sont perdues tous les ans en Ile-de-France à cause des nuisances sonores des transports ?

Ville de demain
Sans bruit. Sans pollution. La ville de demain fait déjà rêver.

La voiture électrique est-elle vraiment écologique ?

On entend souvent dire que la voiture électrique n’est pas vraiment écolo. Qu’elle pollue, mais autrement. Discrètement… Ces critiques sont-elles justifiées ?

Que consomme vraiment la voiture écologique ?

En moyenne, la voiture électrique consomme 15 kW pour 100 km, et le “plein” coûte moins de 10 €, soit 560 € à l’année. Au contraire, une voiture essence consomme 5 litres au 100 km, le plein coûte entre 40 € et 50 €, pour un budget carburant d’environ 1000 € par an.

Du point de vue financier, la voiture électrique paraît bien plus économique. Par ailleurs, en termes de CO2, elle ne rejette rien. 

Certains diront peut-être que l’électricité mise dans la voiture n’est pas toujours verte : elle peut provenir d’une centrale à charbon, nucléaire ou autre… C’est vrai. Mais il suffit de choisir un fournisseur d’énergie verte pour être certain d’avoir une démarche complètement cohérente. D’ailleurs, en partenariat avec l’application Jedix, Plüm énergie vous permet maintenant d’optimiser le rechargement de votre voiture écologique  : vous rechargez seulement quand l’énergie est la plus verte et la moins chère (et réalisez ainsi une économie de 5 € à 30 € par mois). 

D’autres diront peut-être que les énergies vertes ne sont pas si vertes, qu’elles nécessitent des matières rares, que leur déploiement à grande échelle n’est pas réaliste, etc. Mais il s’agit là surtout d’idées reçues – nous y répondons dans un autre article

La question des énergies grises

On entend souvent dire que les voitures électriques polluent plus que les voitures ordinaires dans leur phase de production ; et c’est vrai. Il faut beaucoup d’énergie pour fabriquer une voiture électrique : cette consommation indirecte s’appelle “l’énergie grise”. Ainsi, en moyenne, dans la phase de production, la voiture électrique émet 30 % de CO2 en plus. Mais ce petit surplus est vite amorti – il suffit de garder sa voiture écologique quelques années pour amortir son “coût écologique”. Si l’on prend en compte le cycle de vie total, la comparaison électrique / essence est sans appel : la voiture électrique émet 63 % de CO2 en moins en moyenne.

Conception voiture électrique
L’énergie grise d’un véhicule classique serait de 20 800 kWh ; celle d’un véhicule électrique de 34 700 kWh.

Vers une généralisation de la voiture électrique ?

Tout le monde pourrait-il rouler en voiture électrique ? Certains en doutent. Et pourtant : les freins relèvent plus de la psychologie collective que des faits…

Une autonomie qui s’améliore 

L’autonomie des voitures électriques a longtemps semblé rédhibitoire… Sauf que les progrès de cette technologie sont rapide. Il y a 10 ans seulement, personne n’aurait cru par exemple aux performances d’une Tesla. La Renault Zoe affiche déjà une autonomie de 400 km. Tous les experts s’accordent à dire que l’autonomie de 500 km devrait être le prochain standard ; Elon Musk, lui, annonce déjà que ses prochains modèles feront le double… En fait, il est probable que l’autonomie des voitures écologiques dépassent bientôt celle des voitures à essence !

Des infrastructures toujours plus adaptées

La voiture écologique a le vent en poupe. Le public s’y intéresse de plus en plus. Et les politiques aussi. En France, par exemple, le gouvernement prévoit de tripler l’offre de bornes de recharges en 18 mois seulement, pour passer de 24 000 bornes à 100 000 d’ici 2022 ! 

Les derniers verrous sautent. La voiture électrique n’est pas une mode : c’est une lame de fond. Et ce n’est que le début !

Bornes de rechargement de voitures électriques
Bientôt des bornes à chaque coin de rue ?

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A vous la parole

LE NAOUR Charles 19 septembre 2020 à 09:49
Je viens d'acheter une Bluecar Bolloré pour remplacer ma Golf Diésel car je n'ai plus que des parcours courte distance à faire. A 81 ans je ne pensais pas que j aurais fait un saut écologique aussi énorme.
XY 19 septembre 2020 à 10:52
J'en étais sûr. Pas un mot de l'impact environnemental et social désastreux des contenants des batteries de voitures électriques ? Pour un fournisseur qui se dit vert, vous oubliez une énorme partie de l'équation, d'ailleurs systématiquement effacée par les campagnes de com des fabricants. On peut se poser des questions.
JPL 19 septembre 2020 à 12:40
"La Renault Zoe affiche déjà une autonomie de 400 km" : c'est ce qui est annoncé par le constructeur. La réalité est plutôt entre 200 et 300 km selon le type de parcours, et la température qui joue énormément. Voir les tests faits par la presse automobile. Cet article est intéressant, mais a tendance à minimiser l'impact écologique et social réel de la voiture électrique.

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