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Semaine de la mobilité : mettons nos idées en mouvements !

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La mobilité, c’est quelque chose de positif. C’est la vie. L’aventure. L’échange. Oui. Mais en même temps la mobilité pose problème. Car de nos jours, la mobilité passe par les routes, les pneus et les moteurs qui teuf-teufent dans les embouteillages… Résultat des courses ? En France, le secteur des transports est le plus polluant de tous (en “équivalent CO2”) : il fait pire que l’industrie, le tertiaire ou l’agriculture. Et dans ce nuage de fumée, la responsabilité des particuliers est particulièrement saillante, puisque les voitures individuelles polluent plus que les poids lourds, les utilitaires ou les avions… 

Bref, il faut se rendre à l’évidence : il y a quelque chose à changer dans nos modes de vie. Continuons de sortir, de voyager, de rencontrer les autres ! Mais faisons le autrement… C’est pour favoriser cette prise de conscience que l’Union Européenne organise la “Semaine de la Mobilité”. On vous fait le topo ?

Semaine de la mobilité européenne 2020

Quand l’Europe propose de faire une pause.

La Semaine de la Mobilité se tient chaque année en septembre. C’est une initiative européenne lancée par Margot Wallström, une femme politique suédoise avec un CV long comme le bras : elle fut cinq fois ministre dans son propre pays, mais aussi représentante spéciale aux Nations Unies et Commissaire Européenne à l’environnement. C’est là, en 2000, qu’elle propose de lancer le programme “Ville sans Voiture”, qui deviendra, deux ans plus tard, la Semaine de la Mobilité.

Le principe est simple et non contraignant. Dans toute l’Europe (élargie), les villes qui le souhaitent peuvent rejoindre le mouvement. Le but ? Montrer un autre visage du centre-ville ; sensibiliser les citoyens aux problèmes posés par les transports, les encourager à plus de “mobilité propre”, mais aussi restreindre l’accès à certains véhicules pour certains quartiers.

L’initiative prend de l’ampleur petit à petit. En 2002, on comptait déjà 418 villes participantes. En 2010, il y en avait 2221. L’année dernière, la Semaine de la Mobilité s’organisait dans 3121 villes à la fois ! Certes, les Français ne sont pas forcément au courant ; chez nous, les mairies engagées se comptent sur les doigts des deux mains. Mais en Autriche, en Espagne ou en Turquie, ce rendez-vous annuel est déjà très populaire et rassemble chaque fois des centaines de municipalités – y compris des capitales ! 

Chaque année, la Semaine de la Mobilité s’organise sous la bannière d’un thème différent. En 2020, l’accent sera mis sur “une mobilité zéro émission pour tous”. Oui, pour tous ! Car il faudra le concours de tout le monde si l’Europe veut atteindre l’objectif ambitieux qu’elle s’est fixé : devenir neutre en carbone à l’horizon 2050. Pas une mince paire de manches.

En France, cette année, quinze villes participent à l’événement. Parmi elles : Aix-en-Provence, Marseille, Toulon, Saint Germain en Laye, Nice, Toulouse… C’est déjà ça ! Et puis, même si rien n’est officiellement organisé dans votre ville, rien ne vous empêche de changer, dès aujourd’hui, votre rapport à la mobilité. 

Comme rester mobile… mais devenir propre ?

Il existe mille façons de se déplacer sans polluer. Selon le contexte, voici les plus efficaces.

Dans les villes, l’idéal sera de privilégier les transports en commun. Par exemple, pour un même trajet, nous consommons dix fois moins d’énergie en prenant le métro qu’en prenant une voiture. Les habitants de zones urbaines peuvent aussi se déplacer avec des véhicules individuels comme la trottinette, le roller, mais surtout, le vélo. Car le vélo n’appartient pas à l’utopie : des villes entières l’ont adopté, comme Amsterdam, où 40 % des habitants s’en servent comme “moyen de transport principal”. Plus qu’une mode, c’est une lame de fond, que l’on commence à ressentir chez nous également. Rien qu’à Paris, l’utilisation des vélos a presque doublé en moins de cinq ans. Et c’est tant mieux ! Car non seulement le vélo ne pollue pas (on le savait), mais en plus, il apporte aux usagers quantités de bienfaits insoupçonnés : il est bon contre la dépression, contre les maladies cardiovasculaires et même certains cancers… Et puis ça galbe les fesses.

En plus, pour carburer sur un deux roues, il n’est pas nécessaire de manger beaucoup plus, car le vélo est de loin le mode de transport le plus efficace sur le plan énergétique. Pour simplifier : en selle, on fournit un petit peu d’énergie, et cela suffit pour avancer beaucoup. En fait, le vélo serait cinq fois plus efficace que la marche… Ce qui ne devrait pas vous décourager de marcher pour autant ! Car la marche, elle aussi, n’a que des vertus sur le corps et l’esprit. D’autant que selon Greenpeace, en ville, la moitié des déplacements sont inférieurs à 3 kilomètres : dans ce cas, pas besoin de pédaler, vos jambes suffiront largement…

Pour les longues distances, en revanche, mieux vaut prendre le train que l’avion. En moyenne, pour un même trajet, un avion consomme six fois plus d’énergie qu’un train. Les aficionados des aéroplanes répondront sûrement que parfois, voler n’est pas un choix, mais une nécessité. C’est vrai seulement en partie, car dans 40 % des cas, les trajets en avion sont inférieurs à 800 kilomètres, soit l’équivalent d’un Paris-Marseille… Alors, on fait un petit effort ? 

Enfin, pour tous ceux qui vivent dans de plus petites communes, la voiture reste encore incontournable. Dans ce cas, la mobilité “verte” reste possible : il suffit d’opter pour une voiture écologique – nous avons publié tout un article à ce sujet.

Semaine mobilité durable 2020
Découvrez la vidéo promotionnelle de la Semaine de la Mobilité 2020 – cliquez là.

Le covoiturage : une solution puissante… mais inexplorée !

Nous l’avons dit : la voiture (essence ou diesel) pollue. Mais elle pollue d’autant plus qu’elle est mal utilisée. En zone urbaine, le taux moyen d’occupation d’une voiture est de… 1,06 passager. Autant dire que la plupart des conducteurs sont seuls dans leur véhicule. Et c’est une catastrophe, car dans ces conditions, la voiture pollue plus que l’avion ! Mais ce n’est pas une fatalité… 

En effet, peut-être l’avez-vous remarqué, mais toutes les voitures sont équipées d’une technologie révolutionnaire et très écologique : ce sont les sièges. Dans chaque véhicule, on en compte deux, quatre, et parfois plus… Il suffit de les utiliser pour que la performance écologique de la voiture augmente en flèche ! Par exemple, sur Paris-Toulouse, une voiture remplie de cinq personnes “coûtera” 26 kilos de carbone par passager. C’est dix fois plus qu’en train. Mais trois fois moins qu’en avion. Ce n’est pas une mince amélioration de la performance.

Covoiturage illustration

Vous êtes convaincu par les bienfaits du covoiturage mais vous n’avez pas d’amis avec qui covoiturer, et du coup, vous ne savez pas vraiment avec qui partager votre trajet ? Des sites sont là pour vous mettre en contact avec des personnes intéressées : Blablacar, bien sûr, pour les trajets ponctuels, mais aussi covoiturage-travail.com et Klaxit pour les trajets professionnels. 

Mais ce n’est pas tout. La société ECOV se positionne de manière innovante et propose depuis 2015 une forme de covoiturage originale. Avec ECOV, des “lignes de covoiturages” sont tracées en partenariat avec les communes, là où l’offre de transports en commun est faible ou inadaptée aux besoins de la population.

Lorsqu’un passager souhaite se déplacer, il se rend à l’arrêt de covoiturage le plus proche de chez lui. Il y renseigne sa destination via un panneau à bouton / sms / application mobile / assistance téléphonique. Celle-ci est envoyée aux conducteurs qui utilisent l’application et s’affiche sur des panneaux lumineux situés en amont de l’arrêt de covoiturage. Quelques minutes plus tard, un conducteur averti de la présence du passager par l’appli et/ou les panneaux lumineux s’arrête pour prendre en charge le passager et le déposer à l’arrêt souhaité. Conducteur et passager échangent un code, ce qui permet d’organiser le partage de frais et d’activer des fonctionnalités de sécurité.

Ce système doit favoriser le covoiturage de très courte distance (c’est-à-dire, en fait, pour la plupart de nos trajets), là où le covoiturage classique avec réservation fonctionne le moins bien. Résultat ? Dans 99 % des cas, le temps d’attente à l’arrêt est inférieur à dix minutes ! Bref : avec ECOV on prend le covoit’ comme on prend le bus, et ça change tout.

ECOV s’adapte à chaque territoire, qu’il s’agisse de covoiturage à haut niveau de service sur les trajets domicile-travail saturés matin et soir, ou de covoiturage spontané pour les trajets du quotidien : son équipe d’experts mobilité saura proposer un service sur mesure à chaque collectivité pour une prise en main rapide des habitants.

Lyon, Grenoble, le Vexin, Rennes, Rochefort, Plaine de l’Ain, le Verdon, l’Ouest Rhodanien … Les services de covoiturage opérés par Ecov ne cessent de fleurir en France, et bientôt à l’étranger !

Bref. La mobilité n’est pas une mince affaire : le sujet est aussi sérieux qu’exaltant ! Les initiatives et les sources d’espoirs se multiplient… Alors, pour aller plus loin, expérimenter et débattre, suivez bien les actus qui concernent la Semaine de la Mobilité – surtout si vous avez la chance d’habiter l’une des villes participantes.

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A vous la parole

Anonyme 19 septembre 2020 à 13:46
J'aurais bien lu l'article car je covoiture chaque fois que je parts loin. Mais pas sur le trajet hebdomadaire de 60km. Malheureusement il n'est pas possible d'enregistrer le refus des cookies non indispensables. Donc je ne peux pas lire l'article et je refuse d'accepter les cookies des sites qui me les imposent. Etant assez radicale, j'envisage de changer de fournisseur pour que mes données ne soient pas "offertes" à des partenaires qui ne sont pas les miens.
Borthayre 19 septembre 2020 à 13:47
J'aurais bien lu l'article car je covoiture chaque fois que je parts loin. Mais pas sur le trajet hebdomadaire de 60km. Malheureusement il n'est pas possible d'enregistrer le refus des cookies non indispensables. Donc je ne peux pas lire l'article et je refuse d'accepter les cookies des sites qui me les imposent. Etant assez radicale, j'envisage de changer de fournisseur pour que mes données ne soient pas "offertes" à des partenaires qui ne sont pas les miens.

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