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L’effacement électrique: une solution pour un hiver serein !

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« L’effacement électrique” : ce terme paraît issu des plus obscures pages d’un manuel de physique théorique… Et pourtant. En cet hiver 2022-2023, les personnes vivant en France (et probablement partout en Europe) vont être amenées à apprendre le sens de cette expression. Rassurez-vous : l’effacement, c’est quelque chose de simple à mettre en place, qui n’affecte pas notre qualité de vie et même, qui a des répercussions positives sur l’environnement… On vous explique tout !

Avec un peu d’idées et de coopération… L’énergie ne manquera pas cet hiver !

L’effacement de la consommation électrique : définition

Pour que le réseau électrique fonctionne bien, il faut que la production des centrales soit toujours au même niveau que la demande des consommateurs. Les déséquilibres offres-demandes doivent être évités à tout prix car ils peuvent occasionner la perte de contrôle totale du système électrique, et même un black-out. Si ce genre de phénomène reste rare, aucun pays n’est à l’abri. Par exemple au Texas, l’hiver 2021 fut si rigoureux que 4,5 millions de foyers furent plongés dans le noir, parfois pendant plusieurs jours. Pour les mêmes raisons, en 1978, une panne d’électricité géante a frappé la France pendant 4 heures : assez pour désorganiser le pays en provoquant des embouteillages, bloquant les transports en commun, retenant certaines personnes chez elles (dans les villes, beaucoup d’immeubles s’ouvrent avec des systèmes électriques)…

Heureusement, ce genre de scénario catastrophe semble écarté pour l’heure en France. RTE, l’entreprise gestionnaire du réseau, dispose en effet de moyens appropriés et proportionnés pour sauvegarder le système électrique, et l’effacement fait partie des techniques les plus performantes, puisqu’il s’agit tout simplement de réduire temporairement la demande d’électricité, notamment lors des pics de consommation. Le but n’est donc pas forcément de consommer moins dans l’absolu, mais plutôt de consommer mieux, en diminuant ou en  décalant sa consommation à des moments stratégiques pour le réseau électrique. Historiquement, l’effacement a surtout été pratiqué par les entreprises et les collectivités. Pour les particuliers, l’effacement représente une très belle opportunité de consommer moins et mieux ; c’est un levier puissant, encore sous-exploité, que le gouvernement compte bien activer de plus en plus dans les mois et les années à venir.

Dans le contexte actuel, où l’énergie tend à se raréfier et coûter de plus en plus cher, l’effacement prend donc une dimension citoyenne. Cet hiver particulièrement, il devrait nous permettre d’éviter certaines coupures…

Les avantages de l’effacement 

Si l’hiver est particulièrement rude, la demande d’électricité pourrait dépasser nos capacités de production. Pour éviter un black-out, des coupures pourront être effectuées de façon contrôlée. Celles-ci devraient durer deux heures maximum, sur des plages horaires précises : entre 8 heures et 13 heures, puis entre 17h30 et 20h30. Toutes les régions, tous les quartiers pourront être touchés, à tour de rôle…

Ce n’est pas un scénario catastrophe. Pour autant, ce n’est pas un scénario réjouissant non plus. L’effacement, s’il est pratiqué par suffisamment de Français.e.s, devrait permettre de minimiser le nombre de coupures, jusqu’à les rendre très improbables.

 

Mais ce n’est pas tout. Car l’effacement présente aussi des avantages écologiques. D’abord, il nous pousse à faire des économies sans même que l’on s’en rende compte. Par exemple, en coupant le chauffage ou le chauffe-eau seulement 15 minutes par heure, la consommation totale d’électricité du foyer diminue de 5 à 8 %. Et si cela fonctionne pour les particuliers, cela fonctionne aussi pour les entreprises ou les collectivités.

Par ailleurs, l’énergie que nous consommons n’est pas toujours la même. Pendant les pics, elle est particulièrement polluante. Pourquoi ? Parce que, pour faire face à ces pics, la production d’électricité ne peut être augmentée que grâce à des centrales très flexibles mais très polluantes, généralement au gaz ou au charbon. Plus la consommation est effacée durant ces pics, plus ces derniers seront bas, et plus ces centrales polluantes resteront en sommeil ; c’est une bonne nouvelle pour les gaz à effet de serre.

Et puis l’effacement permet d’intégrer plus facilement les énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays. En effet, certaines sources d’énergie verte (comme le solaire ou l’éolien) varient selon les moments et ne sont pas directement modulables. L’effacement permet de décaler la demande quand l’offre est au plus fort et maintenir l’équilibre du réseau. Pour donner un exemple schématique, votre chauffage pourrait s’éteindre quand le vent souffle faiblement, et que les éoliennes produisent peu ou pas d’énergie.

L’effacement : quels sont les outils ?

L’effacement énergétique peut être accompagné grâce à deux outils.

Le premier outil est technologique : c’est votre fournisseur qui, via des objets connectés, peut commander vos appareils à distance et décider certaines baisses de consommation, voire des coupures. Par exemple, le fournisseur peut baisser temporairement le chauffage ou bien éteindre certains appareils (comme le cumulus), sans que l’usager ne perde en confort. En fait, il est presque impossible de s’en rendre compte ! Quoi qu’il arrive, ces baisses et coupures momentanées ne se font jamais sans le consentement des personnes clientes.

 

Le deuxième outil, c’est la pédagogie et l’incitation financière. Que l’on soit particulier, entreprise ou collectivité locale, nous avons presque toujours la possibilité de diminuer, supprimer ou décaler l’utilisation de certains appareils énergivores. C’est d’ailleurs un système que les entreprises des secteurs primaires ou secondaires connaissent déjà bien : elles acceptent parfois d’arrêter leurs chaînes de production pendant quelques minutes en échange d’une rémunération contractualisée à l’avance. Ce système gagnant-gagnant pourrait être approfondi, étendu et promu chez  l’ensemble de la population. 

Pour encourager chacun sur cette voie, RTE vient de lancer un appel aux fournisseurs d’électricité pour qu’ils développent davantage d’offres et de promotions incitant les Français.e.s à modérer leur consommation pendant les pics de demande. 

Historiquement, il existait déjà des offres comparables chez EDF (EJP/TEMPO), où l’électricité n’était pas chère pendant presque toute l’année, mais devenait plus chère lors des jours de forte demande (ces tensions ayant surtout lieu en plein hiver). Ce type d’offre différentielle existe aussi, désormais, chez d’autres fournisseurs. Chez Plüm énergie, nous avons une vision des choses légèrement différente. Plutôt que de proposer une offre avec une incitation négative (tarifs élevés certains jours), nous visons une incitation positive. Concrètement, nos client.e.s seraient rémunéré.e.s chaque fois qu’ils/elles feraient l’effort d’effacer leur consommation, pendant les moments de tension sur le réseau.

Cet hiver ne sera pas un hiver comme les autres. Peut-être est-ce une bonne chose ? Pour la première fois depuis longtemps, nous aurons besoin de questionner nos façons de produire et de consommer de l’énergie. Forcé.e.s de faire des économies, nous apprendrons à gérer cette ressource de façon plus responsable, plus écologique, et le tout, dans un esprit de solidarité collective. Comme quoi, si tout n’est pas rose aujourd’hui, tout sera peut-être plus vert demain !

Ne manquez pas nos conseils pour consommer mieux et moins.

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