© Crédits 2022 Le blog de Plüm
Actu & innovation

Énergies renouvelables : elles passent en classe affaire

Partager

À votre avis : quel point commun peuvent bien avoir des entreprises comme Ikea, Facebook, Axa, Burberry, Google ou Carlsberg ? Réponse : elles font partie du groupe RE 100, une initiative qui fédère plus de deux-cent entreprises à travers le monde, qui toutes ont choisi de se convertir aux énergies renouvelables. Mais attention, il ne s’agit pas de paroles en l’air, car les objectifs sont clairs : 60% d’ici 2030, puis  90% d’ici 2040, et finalement 100% d’ici 2050 ! 

Au delà des discours, on dirait bien que le monde des affaires se convertit enfin, sérieusement, à l’écologie. Le phénomène dépasse d’ailleurs le cadre des multinationales “stars” du groupe RE 100. Des artisans, des PME, des entreprises familiales sautent également le pas… 

Comment expliquer cette tendance ? Et quels seront ses effets réels sur l’environnement ? Pour y voir clair, laissons nous porter par la vague (verte) et voyons jusqu’où elle nous mène…

Le coeur a ses raisons…

En France, le secteur de l’industrie et du tertiaire sont responsables d’un quart des émissions de CO2. Par ailleurs, beaucoup d’entreprises sont liées, de manières indirectes ou directes, au secteur des transport (livraisons, import-export) et de l’agriculture. Ensemble, ces secteurs additionnés représentent 75% des émissions de gaz à effet de serre ! Il apparaît donc évident que, si la transition énergétique peut être orchestrée par l’Etat, elle peut (et doit) être accompagnée par les entreprises privées. Quand on sait que les objectifs de la France, fixés par l’accord de Paris, sont de réduire les émissions de 45% d’ici 2050, on comprend quel rôle fondamental elles ont à jouer… Pour rappel, le but de cet accord est de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5° – ce qui serait déjà, pour les écosystèmes, un bouleversement très sérieux

Si les dirigeants d’entreprise ont un coeur, voilà donc une excellente raison de passer à l’électricité verte ! Mais nous le savons : si les dirigeants ont un coeur, ils ont aussi des objectifs, des budgets, des salariés et des clients… Heureusement, la bonne vieille logique des affaires ne manque pas d’arguments, elle non plus, en faveur du développement durable.

Même chez Greenpeace, on préfère valoriser les entreprises qui font des efforts…

Car rien ne se fera contre leur volonté !

… que la raison comprend très bien.

Car s’engager dans l’écologie, ça paye ! Mais attention. Gare aux beaux parleurs. Il faut s’engager pour de vrai. Car les consommateurs commencent à se lasser du greenwashing : 54 % d’entre-eux ne croient même plus les marques quand elles communiquent au sujet du développement durable. D’ailleurs ils n’ont pas tort. Selon le cabinet Deloitte, en 2018, seules 30% des entreprises ont mis en oeuvre de réelles actions. Le décalage avec les discours officiels devient flagrant…

C’est dommage, car les français sont encore un quart à considérer que l’engagement d’une marque en faveur de l’écologie reste un critère essentiel pour passer à l’achat. Ils sont même 58% à vouloir payer plus cher pour des produits responsables, et près de 75% pour un produit made-in-France. Bref. Les valeurs des consommateurs ne sont pas encore totalement solubles dans leurs porte-monnaie… Ce qu’ils attendent de la part des entreprises, ce sont des mesures fortes et concrètes, et pas seulement de la com’ !

Même son de cloche du côté des équipes. Car oui, l’engagement écologique, ça compte pour salariés. Ils sont 55% à dire que l’engagement environnemental d’une entreprise est un critère plus important que le salaire – et c’est encore plus vrai chez les jeunes générations, où ce chiffre atteint 76%. De même, 70% des salariés veulent être impliqués davantage dans ces politiques : la preuve que eux-non plus ne se contenteront pas de belles paroles, mais qu’ils veulent retrousser les manches… 

Les entreprises “vraiment vertes” auront donc des salariés plus impliqués, plus fiers, plus épanouis… Et ça se mesure ! C’est ce qu’a fait le cabinet France Stratégie, en janvier 2016. D’après leur étude, les entreprises avec une bonne politique RSE peuvent augmenter leurs performances de 13% !

Du coup, quand un professionnel passe à l’énergie verte, ce serait un mouvement stratégique pour le profit ? Peut être. En partie. Et finalement, pourquoi pas ? Si l’enfer est pavé de bonnes intention, la route du paradis doit bien contenir, de son côté, quelques considérations mercantiles… 

Le ministère de l’économie fait de l’écologie son levier principal de développement.

Du 18 septembre au 8 octobre, l’opération “Bercy Vert” promeut notamment la transition énergétique.

L’électricité verte pour les pros : un phénomène mondial 

Nous avons soif de résultats ! De bonnes nouvelles ! De décisions fortes et concrètes ! Alors partons autour du monde pour voir quelques exemples d’entreprises qui tracent leur chemin vers le monde de demain…

Parmi les “bons élèves”, nous trouvons Microsoft, dont les data-centers fonctionnent déjà, à plus de 50%, grâce à des énergies propres – ce qui représente 1,3 milliards de kWh tous les ans ! D’ici la fin de l’année 2020, cette proportion doit encore augmenter pour atteindre 60%.

On peut encore trouver mieux, par exemple du côté d’Apple, où tous les bureaux fonctionnent déjà grâce à des énergies vertes… à 100% ! Mais la marque à la pomme ne s’arrête pas là, puisqu’elle incite maintenant ses fournisseurs et sous-traitants à faire de même. Environ la moitié d’entre-eux auraient déjà sauté le pas. Des efforts qui doivent être salués.

Sur d’autres continents, la tendance s’affirme également, de manière encore plus marquée peut-être… Prenons le cas de la Chine, par exemple, qui est souvent pointée du doigt comme étant “le mauvais élève” de l’écologie mondiale… Et pourtant ! Même les cadres de GreenPeace reconnaissent que les investissements chinois dans les énergies vertes sont “absolument hallucinants”. Chaque heure qui passe, la Chine fabrique une éolienne et l’équivalent d’un terrain de foot en panneaux solaires. Ce pays est donc l’un des seuls à être en avance par rapport à ses objectifs de réduction de gaz à effets de serre. Ainsi, des entreprises célèbres comme Alibaba (et d’autres moins célèbres comme ChinData Group) ont pu recevoir les félicitations des associations écologiques pour leurs mix-énergétique globalement décarbonés.

Impossible d’évoquer tous les pays. Notons seulement que la plus grande centrale photovoltaïque du monde se trouve au Maroc, à Ouarzazate !

Et la France, dans tout cela ?

L’hexagone ne déroge pas à la règle : ici aussi, les entreprises petites et grandes se convertissent aux énergies renouvelables, que ce soit pour leurs sites de production ou pour leurs bureaux en ville… On parle même de véritable boum.

Une étude menée par l’association QuiEstVert donnes quelques précisions : 539 organisations auraient déjà fait le choix de l’énergie renouvelable, ce qui représente 40 % de la consommation d’électricité en France. On dénombre même 74 organisations qui tournent à 100% grâce à des énergies vertes, dont 8 sont des entreprises assez fameuses du secteur agro-alimentaire : Unilever France, LVMH, Bel Group, Orangina Suntory, Coca-Cola European Partners France, Mc Donald’s, Elior Group et Picard. 

Mais l’énergie verte ne concerne pas que les grands groupes ! Le magazine Usine Nouvelle nous cite, par exemple, le cas de l’entreprise Ardo, spécialiste des légumes surgelés, qui a réduit sa facture d’électricité de 10% en installant un système qui récupère la chaleur de ses lignes de production puis la convertit en énergie. Pour les auteurs du texte, cela fait d’Ardo l’un des “dix pionniers de la transition énergétique” en France.

L’agriculture, secteur essentiel dans notre pays, découvre également les vertues du renouvelable. Plus de 50 000 agriculteur·trices se seraient engagés sur cette voie, produisant de l’électricité pour la consommer et pour la vendre aux alentours. Une appétence qui s’explique. Ceux qui possèdent beaucoup d’espace peuvent facilement accueillir des panneaux solaires ou des éoliennes ; tandi que les éleveur·euses seront naturellement enclins à produire des biogaz…

Le batit agricole est un endroit parfait pour les panneaux solaires 

On espère qu’à la lecture de cet article, vous vous sentez regonflés à bloc ! Oui, la crise écologique est sérieuse, et les Etats vont parfois trop lentement… Mais on oublie souvent de préciser que nous ne sommes pas seuls. L’urgence est comprise, partout dans le monde, et de nombreuses entreprises agissent dans le bon sens, même quand aucune réglementation ne leur impose.

Et si vous même êtes un·e dirigeant·e, un·e responsable de politique RSE, et que votre entreprise n’a pas encore fait le choix de l’énergie verte… Alors il est peut-être temps de rentrer dans la danse ?

Plüm énergie fournit aussi les entreprises et professionnels en énergie verte, tout en les accompagnant à optimiser leur consommation.

Ne manquez pas nos conseils pour consommer mieux et moins.

Merci, votre inscription a bien été prise en compte !
Oups, un problème est survenu, merci de réessayer.
Sur le même sujet
A vous la parole

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.