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Consommer local… Pour l’électricité, ça compte aussi !

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Consommer local ? L’idée n’est pas neuve. En fait, elle semble aussi vieille que la mondialisation elle-même – les deux s’étant construites en miroirs… 

Mais, depuis plusieurs années, l’équilibre bascule. La crise du COVID, en révélant notre dépendance économique, a même accéléré le mouvement. Dans le secteur de l’alimentation, la relocalisation fait déjà partie des tendances lourdes ; le pouvoir politique propose maintenant de l’étendre au secteur automobile, au médicament, et ainsi de suite… Mais l’électricité, en parle-t-on jamais ? 

Au premier abord, relocaliser la production d’électricité peut paraître saugrenue, car le courant électrique est une chose presque immatérielle, qui ne voyage ni par camion, ni par avion… Dans ce cas, pourquoi l’électricité française serait-elle préférable ? Et serait-il possible de produire à des échelles plus petites encore – régionales, ou communales ? Chez Plüm énergie, en tout cas, c’est la vision d’avenir que nous défendons. Explications.

L’énergie locale offre les meilleures garanties écologiques

En France, la plupart des fournisseurs d’électricité ne sont pas des producteurs, c’est-à-dire qu’ils ne possèdent pas de centrales (à l’exception de l’acteur historique EDF). Les fournisseurs doivent donc acheter de l’électricité puis la vendre aux clients. 

En Europe, l’électricité s’échange sur un marché plus ou moins virtuel. Pour simplifier, un fournisseur peut acheter de l’électricité n’importe où, puis la vendre à n’importe qui. Pourtant, dans les faits, l’électricité n’est pas vraiment importée ou exportée. La seule chose qui circule, c’est l’argent… Ainsi, le pouvoir du consommateur revient à choisir le lieu de production et le type de centrale qu’il finance. Le problème, c’est que certains fournisseurs achètent l’énergie verte dans des pays où elle est abondante, ou rentable depuis longtemps : du coup, rien ne change. L’argent dépensé conforte seulement les acteurs historiques et bien en place. Aucune nouvelle infrastructure n’est construite. Donc, les énergies vertes ne progressent pas d’un pouce.

C’est pourquoi les fournisseurs d’énergie “vraiment verte” achètent leur électricité dans des pays où cet investissement induit vraiment la différence. C’est-à-dire, là où chaque euro dépensé permettra de construire de nouvelles centrales solaires, éoliennes ou hydrauliques, pour faire reculer les énergies fossiles ou nucléaires. Pas de triche ! Par conséquent, un fournisseur français devrait logiquement se concentrer sur l’achat d’énergie française, puisque les énergies renouvelables comptent à peine pour 17% de notre mix-électrique.

De plus, les normes environnementales ne sont pas identiques dans tous les pays. Une éolienne en France n’a pas le même impact carbone qu’une éolienne en Chine ! Par exemple, à partir de 2024, toutes les nouvelles éoliennes françaises devront être recyclables ou réutilisables à 95% (pourcentage calculé sur la masse totale de la centrale). Autre exemple : l’utilisation des métaux rares dans les batteries et les panneaux photovoltaïque, de même que leur recyclage, sont régis par des normes européennes. Quant aux centrales hydrauliques, leur construction chez nous est strictement encadrée, tandis que les “passes à poisson” (qui permettent à la faune de maintenir une activité normale) sont devenues obligatoires – un mal que ne se donnent pas tous les pays… 

Bien sûr, on a le droit de penser que les normes françaises sont trop laxistes. Mais, par rapport au reste du monde, ces normes sont plutôt élevées. Et puis, nous avons théoriquement le pouvoir de les durcir.

L’énergie locale est bonne pour l’économie

En France, le secteur de l’énergie représente au moins 211 000 salariés (en équivalent temps plein), soit près d’1% des emplois dans le pays. La filière des énergies renouvelables, selon l’ADEME, représenterait à elle seule 79 000 salaires. Et le secteur ne connaît pas la crise, notamment grâce à la forte croissance du solaire et de l’éolien. Ainsi, quand on achète son électricité localement, on favorise un secteur dynamique, on crée de l’emploi et, par vase communiquant, on abonde au budget de l’Etat.

Et puis, comme pour n’importe quel produit, acheter son énergie localement permet de savoir, le mieux possible, où va notre argent. En choisissant des producteurs d’électricité locaux et de petite taille, on a la certitude que notre argent rémunère des habitants de la région, qui eux-même la dépenseront (pour l’essentiel) près de chez eux, renforçant alors le cercle vertueux de l’économie locale. Mieux : on sait que notre argent ne partira pas à l’étranger, dans des circuits opaques et compliqués d’une multinationale, pouvant facilement alimenter la spéculation financière ou des comptes astucieusement cachés dans les paradis fiscaux.

Enfin, financer la construction de petites centrales locales, c’est aussi la meilleure façon d’assurer son indépendance énergétique. Par exemple, un village alimenté par une micro-centrale hydraulique, en contrebas de sa rivière, peut observer sans sourciller le tumulte du monde extérieur – les risques politiques, économiques, les embargos et les pénuries ne le concernent plus !

Production d'énergie locale
Aujourd’hui, même les particuliers et les petites entreprises peuvent devenir producteurs d’énergie, pour l’auto-consommation comme pour la revente. C’est une révolution !

Notre démarche “locavore”

Chez Plüm énergie, nous garantissons une énergie 100% made in France ! Et chaque fois que possible, nous privilégions les producteurs situés au plus près de votre foyer… Pour une transparence maximum et pour un impact écologique minimum.

Mais on ne s’arrête pas là. Car notre mission, sur le long terme, est d’accélérer la transition énergétique en France. Pour que demain, l’énergie verte soit la norme et plus l’exception ; qu’elle soit accessible à tous pour un prix juste. Alors dès qu’une occasion se présente, nous épaulons des projets verts et sensés. Par exemple, tout récemment, nous nous sommes associés au producteur Valorem, qui vient d’achever la construction de trois nouvelles éoliennes en Pays de la Loire ; nous avons promu le projet et conçu avec eux une offre commerciale spéciale pour inciter tous les habitants de la région à profiter de cette énergie verte !

Par ailleurs, chaque fois que nos clients consomment moins que prévu, nous les remercions en versant une “récompense” sur une cagnotte qui leur appartient. Cette cagnotte peut être ensuite utilisée de plusieurs manières. Elle peut par exemple être utilisée pour financer des projets énergétiques locaux ; avec Plüm énergie chaque individu, chaque famille, à son échelle, peut devenir propriétaire d’un morceau de centrale ! Par exemple, nous avons récemment proposé aux habitants du Gâtinais de co-financer la construction de 12 éoliennes, sous la direction d’un partenaire de longue date, le producteur Akuo energy.

Et ce n’est que le début ! Car des projets de ce genre nous avons l’intention d’en faire fleurir partout dans le pays. Nous voulons, avec vous, participer à la naissance d’un véritable mouvement ; à la fois vert, collectif et bien ancré dans les territoires. 

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